La Bibliothèque Des Cœurs Cabossés…

… Ou comment avoir soudainement très envie d’aller habiter dans l’Iowa…


La bibliothèque des coeurs cabossés est un roman de Katarina Bivald, disponible aux éditions DENOËL.

Le roman est à l’image de sa couverture : doux, coloré et légèrement farfelu.

Ce roman raconte l’histoire de Sara, une suédoise d’une petite trentaine d’années, dont la vie est uniquement animé par son amour pour la lecture. Chose évidemment tout à fait saine et normale. Mais voilà, elle a récemment perdu son travail (tenez vous bien : dans une librairie), et Amy une femme américaine d’un âge avancé qui se trouve être sa correspondante depuis deux ans, lui propose de venir lui rendre visite aux Etats-Unis, dans une petite ville de l’Iowa. Sara accepte, et c’est à son arrivée aux States que tout commence. Mais, quand elle débarque à Broken Wheel, une mauvaise nouvelle l’attend, Amy est décédée…

Oui, tout à fait, c’est embêtant.

Mais les habitants de Broken Wheel sont bien décidés à garder Sara parmi eux ! Donc celle ci n’a d’autre choix qu’essayer tant bien que mal de s’intégrer à cette petite communauté loufoque, elle qui n’a pourtant pas l’habitude des contacts humains. Continue reading

Les Gens Heureux lisent et Boivent du Café…

…Ou comment croquer dans un chocolat et découvrir qu’il est à la liqueur…


Les gens heureux lisent et boivent du café est un roman de Agnès Martin-Lugand, disponible aux éditions Michel Lafon.

Ce roman raconte l’histoire d’une jeune femme française enlisée dans un deuil profond. Et pour cause : elle a perdue dans un même accident de voiture, son mari et sa petite fille. Autant vous dire que l’histoire commence en plein cœur d’une dépression. Un jour, un peu sur un coup de tête après que son seul ami lui ai gentiment (et vivement) conseillé de se reprendre en main, elle décide de partir s’installer, pour une durée indéterminée, dans un village paumé d’Irlande. Là bas, elle espère faire le point sur sa vie, et avec un peu de chance, reprendre du poil de la bête. Pendant son séjour, elle effectuera des rencontres surprenantes, notamment avec un homme quelque peu mystérieux qui réussira à lui redonner goût à la vie. Continue reading

Le Vieux qui ne Voulait Pas Fêter son Anniversaire…

…Ou comment voir le 20ème siècle sous un angle différent…


Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est un roman de Jonas Jonasson, disponible aux éditions Presses de la Cité.

Ce roman, manifestement comique conte l’histoire d’Allan, un centenaire pas tout à fait comme les autres. On le suit à la fois de nos jours, un petit vieux s’engageant de manière totalement improbable dans une aventure tout aussi déconcertante, tandis que nous en apprenons plus sur les péripéties qui ont remplis sa vie pendant le 20ème siècle. Et croyez moi, sa vie a été aussi pleine qu’un livre d’Histoire ! Non content d’avoir rencontré Mao Zedong, Churchill, De Gaulle et Franco au cours de multiples tours du monde, il s’est retrouvé impliqué dans nombres d’incidents notables de son siècle, certains ayant un rapport avec sa passion pour les explosions… Continue reading

Dieu Me Déteste…

… Ou comment apprendre à aimer la vie…


 

Dieu me déteste est un roman de Hollis Seamon, disponible aux éditions “la belle colère”.

Ce roman raconte l’histoire de Richard, une jeune homme de 18 ans qui par malheur se trouve en phase terminale d’un cancer, bien qu’il préfère appeler ça une DMD, syndrome du “dieu me déteste”. De fait, et à son grand damne il s’est retrouvé coincé aux soins palliatifs d’un hôpital de New York, avec -ou presque- pour seuls compagnons des individus qui n’étaient pas de toute première jeunesse. C’était sans compter -évidemment- sur la présence de Sylvie, à la chambre 302, une jeune fille rafraîchissante de part son optimisme face à sa maladie. En effet, elle, est convaincue de sa guérison prochaine, alors que Richard, lui, ne se fait plus aucune illusion. Toutefois, il ne se laisse pas abattre, au contraire, même si il est conscient de ses capacités physique et de son endurance, ce qu’il veut s’est vivre un maximum de choses, comme n’importe quel adolescent. Parfois, dans les descriptions, la narration est très crue, l’auteur ne nous épargne pas les horreurs des soins et la réalité concernant la maladie, ce qui évidemment rend le roman d’autant plus réaliste. Continue reading

Le Jeu de l’Amour et du Hasard

Le Jeu de l’Amour et du hasard est une pièce de Marivaux disponible aux éditions Librio.

Il s’agit d’une pièce de théâtre en en III actes jouée pour la première fois en 1730.

L’histoire est la suivante, une jeune fille de bonne famille se voit promise à un jeune homme -de bonne famille également- , évidemment, elle n’apprécie que très moyennement d’être vendue comme du bétail, bien que son père -brave homme- lui fasse la promesse que si elle ne veut pas de ce damoiseau, ou qu’il ne veut pas d’elle -sait on jamais- chacun pourra tranquillement rentrer chez soi. Malgré cela, la petite maline met en place un stratagème avec sa femme de chambre pour que celle ci prenne temporairement sa place afin qu’elle puisse observer son -peut-être- futur mari à distance. Mais ! Que de rebondissements ! De l’autre côté, le promis établit une tactique identique avec son valet.

Les seuls personnages qui sont au courant des deux supercheries sont le père et le frère de la damoiselle, et autant dire qu’ils vont bien s’amuser de la situation ces petit coquinous.

Le Jeu de l’Amour et du Hasard est une pièce particulièrement distrayante, à la portée de tous, l’intrigue en miroir lui donne un côté presque absurde sans pour autant la rendre trop “lourde”. Elle est relativement amusante, il m’est souvent arrivé en la lisant de m’attraper à sourire, voir à laisser échapper un rire ! Enfin, la pièce n’est pas très longue, elle se lit donc rapidement, ce qui ajoute à son côté “petite distraction”. Une première expérience avec Marivaux positive, car son style, à la fois comique et fin (en comparaison à ce que l’on trouve parfois ailleurs) m’a conquise.

A conseiller à ceux qui a/aiment le théâtre, ou b/les marivaudages, et même c/à ceux qui n’apprécient pas toujours le théâtre à sa juste valeur, mais qui aimeraient s’y initier.

Le Monde de Sophie

Le Monde de Sophie est un roman de Jostein Gaarder, disponible en de multiples éditions, dont celle de “Roman Seuil” (que je ne connaissais pas jusqu’à avoir lu ce roman précis).

Le Monde de Sophie raconte l’histoire d’une jeune fille de 14 ans qui s’appelle Sophie (eeet oui), sa vie est tout à fait ordinaire, jusqu’au jour où elle commence à recevoir de longues lettres d’un certain philosophe qui va se faire un devoir de lui enseigner petit à petit à la fois l’histoire de la philosophie, de l’antiquité à nos jours, ainsi que celle des philosophes en eux-mêmes, de plus, il va l’initier aux subtilités de la réflexion à travers de petits exercices pratiques.

Autant être réaliste, ce roman est plus un manuel de philosophie déguisé qu’une véritable fiction, l’histoire en elle même a beau être originale et pousser la réflexion à laquelle nous habitue les cours du philosophe un peu plus loin, elle n’en reste pas moins plutôt mal ficelée et de ce fait peu passionnante. Cependant, ce roman est particulièrement intéressant, tout ce qui a directement attrait à la philosophie est écrit avec esprit, et l’auteur nous fournit donc un manuel vivant, ce qui constitue une superbe introduction à la matière.

On peut dire que j’ai relativement apprécié ce roman, mais surtout pour ce qu’il m’a apporté, soit des clés importantes dans les notions que j’aborderais probablement l’année prochaine en terminale. Toutefois j’admets que la partie purement fictive m’a déçue, elle ne m’a pas emporté.

Mais tout de même, à conseiller à tout ceux qui vont être susceptibles, dans un futur proche, d’avoir à étudier la philosophie.

Un Jour

Un Jour est un roman de David Nicholls disponible aux éditions 10/18.

Un Jour raconte l’histoire entremêlée d’Emma et Dexter, deux jeunes diplômés que l’on voit évoluer (ensemble ou non) depuis leur “véritable” rencontre, jusqu’à la fin de l’histoire. Il s’agit d’un roman très particulier de par sa forme, car l’auteur a élaboré une espèce de concept autour de lui. En effet, les chapitres sont organisés par date, mais pas n’importe lesquelles, toujours la même : le 15 juillet, et tout commence en 1988, à la rencontre des personnages. Cette méthode d’approche permet à l’auteur d’effectuer à chaque fois des ellipses d’un an et force le lecteur à comprendre par lui même grâce à quelques indices subtils ce que Em et Dex ont vécu pendant ces  12 mois. Surtout que souvent, David Nicholls laisse planer un certains suspens à la fin des chapitres sur une décision importante que l’un ou l’autre des protagonistes s’apprête à prendre.

La démarche créative et “artistique” est donc très intéressante, mais qu’en est il du fond ? L’auteur  nous plonge au cœur même des pensées des héros, et ainsi nous confronte à tout leurs doutes, joies, peurs et cas de consciences épineux. De plus, une seule mise au point par an permet au lecteur de percevoir les changements dans la personnalité du personnages peut-être mieux que lui même ! Cependant, on en apprend sur la relation entre Emma et Dexter uniquement à travers leurs propres regards, et donc, sans grande objectivité, ce qui, dans une certaine mesure est d’autant plus distrayant.

Enfin, il me semble important de souligner que ce roman, sans être à suspens, n’est absolument pas prévisible ! Ce qui est particulièrement rafraîchissant, parfois trop d’ailleurs (douche froide à certains détours !).

Pour toutes les raisons évoqués ci dessus, ce livre m’a extrêmement plu. Il a un côté très réaliste dans le sens où la plupart des descriptions sont crues, autant lorsqu’il s’agit de l’environnement que des sentiments profonds des protagonistes, et aussi par rapport à leurs actes et décisions qui sont réalisés non pas continuellement dans l’optique d’une concrétisation de la relation Em/Dex, mais simplement comme tout un chacun l’aurait fait. N’importe qui, ou presque, peut s’identifier aux protagonistes à l’une ou l’autre des périodes de leurs existences car ils sont confrontés à de nombreuses épreuves “universelles” de la vie, et donc, connues ou expérimentées par le lecteur. Il s’agit d’une oeuvre qui se rapprocherait presque des romantiques ou des réalistes du XIXème, toutefois dans une démarche plus moderne, et plus dynamique.

Un livre qui se dévore, à conseiller aux adeptes des belles histoires d’amour, d’amitié et de “récits d’existences”.

A noter que ce roman a été adapté au cinéma (notamment avec l’actrice Anne Hathaway dans le rôle principal), et que, ma foi, même si certains détails ont été légèrement modifiés, et que quelques éléments du contenu ont été élagué, il n’en reste pas moins que le film est plutôt pas mal !

La Quête d’Ewilan/Les Mondes d’Ewilan/Le Pacte des Marchombres

La Quête d’Ewilan, les mondes d’Ewilan, ainsi que le Pacte des Marchombres, sont trois trilogies associées au même univers, et globalement aux mêmes personnages, elles ont été écrites par l’auteur français Pierre Bottero.

L’univers de ces trilogies, c’est Gwendavalir, un monde absolument fantastique, pas nécessairement moins évolué que le nôtre, mais avec une atmosphère presque médiévale. Là bas, les hommes peuvent accéder aux sbires de l’imagination, en combinant dans le meilleur équilibre possible, la volonté, le cœur, et l’intelligence. Grâce à ces sbires, des chemins qui s’offrent à eux, les dessinateurs (ceux dont l’équilibre est optimal) peuvent faire apparaître dans le monde physique, ce qu’ils ont “dessiné”. Formidable n’est ce pas ?

Mais ce monde, n’est pas que magie merveilleuse, il est également dangereux, remplis de monstres plus terrifiants les uns que les autres, et de mercenaires assoiffés de sang et d’argent. (Malgré ce léger détail, ça reste un monde supermegahypragénial).

Etant donné, que comme je le disais au début, ces trois trilogies sont reliés, par le monde et les personnages, vous devez vous demander, pourquoi ne pas avoir fait une seule suite de romans ? Je ne peux répondre à la place de l’auteur, mais on peut  facilement isoler en lisant les bouquins, que chaque trilogie, dans son intrigue, a UN but précis.

Mais venons en aux faits.

Trilogie I : La Quête d’Ewilan

Livre 1 : D’un monde à l’autre :

Evidemment, le premier tome est celui de la découverte. Camille, une jeune fille surdouée, bascule pour la première fois dans Gwendavalir en effectuant un “pas sur le côté”, elle emmène avec elle son meilleur ami : Salim (personnage absolument fabuleux !). Problème, là bas, d’horribles créatures nommées Ts’liches, la reconnaisse sous le nom d’Ewilan et cherchent à la tuer. Elle va apprendre des choses sur ce monde, ces parents, et démarrer une quête pour les sauver eux et les autres Sentinelles (gardiens du royaume) enfermés quelque part au loin. Bien sûr c’est aussi dans ce tome qu’Ewilan  rencontre la plupart des protagonistes des romans.

Livre 2 : Les Frontières de glace :

Dans ce tome, Ewilan poursuit sa quête, et l’apprentissage de la maîtrise de son don. On en apprend encore plus sur elle et les autres personnages, tandis que petit à petit les secrets de Gwendavalir commencent à se dévoiler. Il s’inscrit en continuité du premier.

Livre 3 : L’île du destin :

Bien que lui aussi s’inscrive dans la suite des deux romans précédent, il s’agit d’un tome de “dénouement”, donc plusieurs informations sont révélées à l’héroïne et cela engendre des rebondissements inattendus (impossible d’en dire plus sans révéler d’importants éléments de l’intrigue).

Cette trilogie entreprend de nous plonger à l’intérieur de l’univers de l’auteur, et nous fait voyager dans le merveilleux royaume de Gwendavalir, soit de superbes vacances ! (si on oublie les monstres sanguinaires). La quête effectuée par l’héroïne est périlleuse et nous tient en haleine, toutefois le niveau de gravité sera quelque peu différent dans la trilogie suivante.

Trilogie II : Les Mondes d’Ewilan

Livre 1 : La forêt des captifs

Cette trilogie commence sur Terre, où Ewilan est retenue par une institution aux mauvaises intentions évidentes qui  l’empêche d’user de son don. Les autres protagonistes étant retenu par d’autres affaires à travers Gwendavalir, elle ne peut compter que sur Salim pour la secourir.

Livre 2 : L’œil d’Otolep

Dans ce second tome, une nouvelle quête s’impose à Ewilan (si on peut la qualifier ainsi), une “présence” a envahie les sbires de l’Imagination, et bloque l’accès aux dessinateurs, mettant ainsi Gwendavalir en péril, puis ce que ce sont eux qui font fonctionner la plupart des choses dans le royaume. Ewilan va devoir contrer cette force obscure, alors qu’elle se remet à peine de ses séquelles, et pour cela, elle va devoir entamer un long voyage.

Livre 3 : Les Tentacules du Mal

Le voyage jusqu’à une lointaine citée où réside le “monstre” continu, l’affrontement final est proche. Mais ce dernier tome a aussi été un moyen pour l’auteur de montrer que l’univers qu’il a créé s’étend bien au delà de Gwendavalir, et recèle de nouveaux trésors  et de dangers.

Cette seconde trilogie s’axe donc sur un objectif final différent. L’atmosphère n’est plus tout à fait la même, peut-être moins légère, on sent que le problème n’est plus seulement une réalité “physique” puis ce que le monstre a envahi une dimension qui s’installe au coeur même du mental des dessinateurs, qui s’en trouvent donc meurtri psychologiquement.  Les personnages aussi ont changé, notamment Ewilan, qui n’est plus seulement une adolescente courageuse et maline, mais une jeune femme réfléchie, plus posée, et évidemment toujours brave et intelligente. Les relations entre les personnages ont également évolué et se stabilisent, ce qui permet au lecteur d’y voir plus clair au terme du dénouement. Toutefois, des éléments complémentaires vont être apportés par une autre trilogie : Le pacte des Marchombres.

Trilogie III : Le Pacte des Marchombres

Pour l’instant, je ne vous ai pas parlé de la communauté des Marchombres, alors pas de panique si le terme ne vous dit rien ! Pourtant ils sont présent dans les deux trilogies précédentes, mais c’est dans celle ci qu’ils dominent l’intrigue. Ellana est un personnage récurrent des trilogies d’Ewilan, elle est très importante, et souvent très appréciée des lecteurs. C’est elle qui est au centre de cette trilogie ci.

Livre 1 : Ellana

Ce premier tome se situe (dans le temps) bien avant l’arrivée d’Ewilan dans Gwendavalir, et (géographiquement), il démarre dans une forêt au nord du royaume peuplée de petits êtres qui avaient recueilli puis élevé Ellana. On la découvre alors jeune, pleine d’ambition, et on assiste à son initiation pour devenir une marchombre. Des hommes et femmes renommés pour leur finesse d’esprit, leur discrétion, et leur capacité à user de ces deux qualités en toute circonstance, notamment lorsqu’il s’agit de réaliser certaines missions (quêtes, vols….).

Livre 2 : Ellana l’Envol 

Le second tome s’inscrit dans la continuité du premier, Ellana poursuit sa formation en réalisant une mission périlleuse qui va la mettre face à de nombreuses situations qui contribueront à forger son caractère, et donc, à la rendre telle que l’on l’a  connu dans les trilogies d’Ewilan. Il sert aussi de transition avec le dernier tome, puis ce que la prophétie (nœud central de l’intrique du dernier tome) est évoquée avec de plus en plus d’intensité.

Livre 3 : Ellana la Prophétie

Ce troisième tome est, non seulement une suite des deux précédents, mais aussi celle des trilogies d’Ewilan ! Puis ce qu’il prend place après toutes ses aventures. Même si l’élément essentiel de l’intrigue est la fameuse prophétie, tout les personnages que l’on connait si bien refont surface, toutes les questions trouvent des réponses, et le lecteur est rassasié question “épilogue” sur le “après” des personnages principaux.

Cette trilogie, en plus de représenter l’avantage d’apporter une suite à celles d’Ewilan, permet au lecteur d’explorer encore plus profondément le royaume de Gwendavalir, ainsi que la guilde méconnue des marchombres. On pourrait croire après les deux premières trilogies qu’il est superflu d’exploiter seulement un personnage pendant deux tomes complet (puis ce que les autres protagonistes n’y figurent pas), mais Ellana est un personnage complexe, on le sent tout de suite dans les aventures d’Ewilan, sauf que dans ces dernières on ignore pourquoi. C’est aussi un personnage particulièrement sympathique, d’ailleurs, on sent que l’auteur lui porte une certaine affection (en même temps il lui a dédié une trilogie, donc ce n’est pas difficile à deviner je l’admets).

J’ai lu ces romans il y a fort longtemps, d’où l’absence d’opinion détaillée pour chacun d’entre eux, toutefois, l’avis global reste pertinent (puis ce que toujours très présent dans mes pensées). Donc que dire ? Mis à part que l’univers est parfait, les personnages abordés avec finesse, l’intrigue et les quêtes, bien ficelés, et l’écriture fabuleuse ? Ces livres sont de véritables perles qui vous feront regretter d’être un terrien.

A conseiller a/aux adolescents en général, et b/plus précisément à ceux qui aiment le fantastique.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert

La vérité sur l’affaire Harry Quebert est un roman de Joël Dicker, la même année, il a reçu   le Grand prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt des lycéens. Autant vous dire qu’il y a du level dans l’air.

Le narrateur, Marcus Goldman, est un jeune auteur dont le premier roman a eu un énorme succès, et justement, après un succès pareil, il se sent dépourvu de la moindre inspiration, et se trouve incapable d’écrire ne serait ce qu’une seule ligne. Il est atteint du syndrome de la page blanche. Et c’est pour cela qu’il va décider de renouer “plus étroitement” avec son mentor, Harry Quebert, qui plusieurs décennies auparavant avait lui aussi connu son heure de gloire. Toutefois, peu après que le contact ait été reprit, on découvre dans le jardin d’Harry le cadavre d’une jeune fille de 15 ans porté disparue dans les années 70, évidemment, tout porte à croire que H.Q est le coupable, mais Marcus n’en croit pas un mot, et va chercher à découvrir ce qu’il est vraiment arrivé à cette jeune fille.

Dans la première partie du roman, l’histoire propre à Marcus Goldman va avoir beaucoup d’importance, toutefois, petit à petit, alors que l’enquête prend de l’ampleur, les flash back d’H.Q dans les années 70 prennent le pas sur le passé du jeune auteur.

Au début de chaque chapitre, on découvre des “extraits” de discussions entre M.G, et H.Q, où le mentor enseigne ses préceptes, de courts passages qui sont assez représentatifs de la relation (très importante) qui unie les deux protagonistes.  Notez aussi que les chapitres sont numérotés à l’envers, comme un décompte, accentuant le suspens du roman.

Tout un tas d’éléments font que ce roman n’est pas (à mon sens) qu’un simple policier, l’ambiance n’y est pas complètement propice, et le narrateur est trop impliqué sentimentalement parlant.

Au début justement, l’aspect très policier de la vérité sur l’affaire Harry Quebert me rebutait un peu, moi qui n’ai pas grande affinité avec le genre, mais ma mère, ainsi que la mère de mon beau frère (oui c’est une affaire de famille très sérieuse) ont eu raison de mes craintes, je me suis lancée, et je n’ai pas décollé en deux jours ! Mais… L’histoire vous tient tellement bien en haleine, c’est impressionnant ! L’intrigue est pleine de rebondissements absolument inattendus, les personnages sont tous extrêmement bien exploités dans leurs psychologies, de part leurs actes, leurs passés et donc ce qui les pousse à agir de telle ou telle manière. Et… mon dieu (désolé pour le juron) que c’est bien ficelé ! Et surtout, merveilleusement bien écrit, l’auteur est probablement un véritable génie pour avoir créé quelque chose d’aussi parfait sur tout les plans.

A conseiller à tout le monde, parce que tout le monde devrait le lire et puis c’est tout.